Cote : LAN.93.GOF
La vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. À ne pas marquer la déférence qu'exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l'acteur, ici, court de grands risques. Celui, d'abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s'écartent du texte.
Il arrive ainsi que la pièce prenne l'allure d'un drame plein de fatalité et d'action, où l'acteur-acrobate – sportif, flambeur ou criminel – se doit et nous doit de travailler sans filet.
Et les spectateurs d'applaudir, puis de retourner à leurs comédies quotidiennes, satisfaits d'avoir vu incarnée un instant, resplendissant dans sa rareté, la morale toujours sauve qui les soutient. [Résumé éditeur]
Table des matières :
Introduction
"Perdre la face ou faire bonne figure ?" Analyse des éléments rituels inhérents aux interactions sociales
La tenue de la déférence
Le détachement
Les lieux de l'action, « la vie », c'est sur le fil ; le reste, on attend
La vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. À ne pas marquer la déférence qu'exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l'acteur, ici, court de grands risques. Celui, d'abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s'écartent du texte.
Il arrive ainsi que la pièce prenne l'allure d'un drame plein de fatalité et ...
sociologie : science ; interaction verbale ; rite social